99 Names of Allah (swt)

26/03/2016

Après les attentats de Bruxelles : Sermon de feu hier de l'imam sénégalais de la ville

 Un hommage a été rendu aux victimes à la grande mosquée de Bruxelles, hier vendredi jour de la grande prière. Dans son prêche, l'imam, le Sénégalais Mouhameth Galaye N'diaye a exprimé la compassion de la communauté musulmane de Belgique envers les victimes. L'imam a commencé par condamner « ces criminels (qui) ont commis des crimes barbares. Ce qu'ils ont fait n'a rien à voir avec l'islam. Les musulmans ne sont pas des terroristes ». « Nous sommes très tristes, tout cela doit cesser », dit-il non sans marteler : « Nous n'avons eu de cesse de condamner ce qui s'était passé à Paris comme ailleurs, mais le temps est désormais venu d'agir. La Belgique a été touchée ».
Et dans la panoplie d'actions à envisager, le lancement d'un « programme de lutte contre la radicalisation », au sujet de laquelle d'ailleurs il renseigne que le Centre islamique et culturel belge (Cicb) a une certaine expérience dans ce domaine pour avoir assisté des familles dont les enfants avaient emprunté le chemin de la radicalisation, tout comme ils ont eu à persuader beaucoup de jeunes gens à quitter la Syrie. « Certains sont en train d'étudier ici maintenant », révèle-t-il. Il a aussi défendu sa mosquée renseignant qu'il n'y a pas eu un seul jeune qui a rallié la Syrie et qui a eu à étudier avec eux. A en croire imam Galaye N'diaye, le recrutement des jeunes se passe à travers les réseaux sociaux et ceux qui rallient la cause des djihadistes sont pour la plupart d'anciens délinquants.
Il faut noter qu'après la prière, les gens sont sortis de la grande mosquée aux cris de « Allahou Akbar », avant d'entonner « Vive la Belgique ». Ils se sont ensuite rassemblés  dans l'un des parcs de la ville, les jardins du Cinquantenaire qui entourent la mosquée. Suivi par quelques dizaines d'hommes et de femmes portant des bouquets, Galaye se dirige vers la station de métro Maelbeek à environ un kilomètre pour rendre hommage aux morts à l'endroit où l'un des trois kamikazes s'est fait sauter dans un train. Les très nombreux fidèles présents ont ensuite observé une minute de silence dans le parc du cinquantenaire.
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