99 Names of Allah (swt)

06/02/2016

Révolution chez les thiantacounes : Cheikh Béthio interdit « Njelë » et tam-tam
Cheikh Béthio Thioune révolutionne le monde des thiantacounes. Barké Cheikh bi ! Il a pris deux « fatwa » (décisions) fondamentaux, hier, avant de s'envoler pour Paris. Première mesure : Bannissement du port du « njelë » (pendatif) à l'effigie de Cheikh Béthio Thioune. Deuxième mesure : Interdiction formelle de battre le tam-tam à l'occasion des « thiant ». Deux mesures inédites et progressistes chez les thiantacounes qui sont dictées d'une part par des soucis de sécurité, d'autre part par la volonté d'extirper du culte l'accessoire pour se consacrer à l'essentiel… Serigne Saliou Thioune que nos capteurs ont câblé, hier tard dans la nuit, explique: « Le Cheikh a entamé ce processus d'assainissement pour des raisons de sécurité publique ». Selon lui, « le mouvement est infiltré par des gens qui se réclament du Cheikh, portent des pendentifs à son effigie, mais font ce qu'ils veulent, ne se soumettant pas aux « ndigël » (injonctions et directives) du Cheikh ». Cette mesure ainsi prise, Cheikh Béthio, selon son fils aîné, « l'attention des autorités quant aux agissements de ces derniers et dégage toute forme de responsabilités quant à leurs agissements ». Les disciples de Cheikh Béthio ne paraderont donc plus avec ces fameux signes par lesquels on les identifiait facilement. S'agissant de l'interdiction formelle de battre le tam-tam durant les « thiant » Cheikh Béthio le motive, selon Serigne Saliou Thioune, par la volonté de « sortir du folklore qui a fini de montrer ses excès pour rester dans le liturgique et dans le cadre de la religion ». Ouf de soulagement quand même : les « dukatt » (fameux pas de danse typiques des thiantacounes) ne sont pas interdits dans le sillage des tam-tams. « C'est une expression, une manifestation du bonheur qu'on a d'entendre ou de voir le Cheikh », ajoute un autre responsable influent des thiantacounes.
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