99 Names of Allah (swt)

22/05/2026

"Sénégal Ñifi Meune Tabaski Matouñou 10%, Nous sommes un pays de... "Ahm...

26/03/2026

Serigne Babacar Sy, une référence vivante, 69 ans après sa disparition Article de Boubacar Kante © Agence de Presse Senegalaise قدمت بواسطة SENEGAL-RELIGION-SOUVENIRS Tivaouane, 25 mars (APS) – Soixante-neuf ans après son rappel à Dieu, le 25 mars 1957 à Tivaouane, la figure de Serigne Babacar Sy (1885-1957) demeure d’une étonnante actualité, comme si le temps n’avait fait qu’amplifier l’écho de son œuvre et la profondeur de son héritage. Héritier d’El Hadji Malick Sy (1855), un des propagateurs de la tidjaniya au Sénégal, il n’a pas seulement assuré une succession. Serigne Babacar Sy a incarné une continuité vivante, lucide et adaptée à son époque. Il a su organiser, consolider et inscrire durablement la Tarîqa tidjane dans le tissu social sénégalais, à la suite de son père qui avait semé les bases d’une islamisation structurée et décentralisée. Il apparaît ainsi comme un bâtisseur silencieux, un stratège spirituel qui avait compris que la foi devait aussi s’organiser pour durer. Son génie réside notamment dans la création des “dahiras” (cercles de fidèles). Ce qui pouvait sembler être de simples regroupements religieux s’est révélé, avec le recul, comme une innovation majeure. Les “dahiras” ont en effet façonné des générations de disciples, structuré la solidarité et servi de socle à des dynamiques éducatives, sociales et même économiques. La vitalité de ces cercles témoigne encore aujourd’hui de la vision d’un homme ayant anticipé les besoins d’une communauté en mutation. Mais réduire Serigne Babacar Sy à son rôle d’organisateur ne rendrait pas justice à son action. Il fut aussi une véritable école de vie. Son humilité, sa rigueur, son élégance morale et physique, ce fameux “bonnet carré” devenu symbole, traduisent une cohérence rare entre l’être et le paraître. Son érudition n’était jamais ostentatoire, mais toujours au service de l’élévation spirituelle et de la transmission. Serigne Babacar Sy, un architecte social Sur le plan historique, son influence dépasse le cadre strictement religieux. Sa relation empreinte de respect et d’intelligence avec Léopold Sédar Senghor (1906-2001), premier président de la République du Sénégal, illustre un modèle sénégalais singulier : celui d’un dialogue fécond entre autorité spirituelle et pouvoir politique. Dans un contexte de transition vers l’indépendance, cette entente a contribué à préserver la stabilité du pays et à forger une culture de concertation encore perceptible aujourd’hui. Après près de sept décennies, son legs apparaît avec encore plus de clarté. Plus qu’un guide religieux, Serigne Babacar Sy était un architecte social, un éducateur, un homme de mesure et de vision. Son œuvre continue de vivre à travers les “dahiras”, dans les pratiques sociales et dans les valeurs de solidarité et de discipline qu’il a inculquées. Aussi, loin d’être une figure du passé, reste-t-il une référence vivante : un repère pour comprendre comment concilier foi, organisation et engagement dans la cité. Un héritage qui, 69 ans après, continue d’éclairer les chemins de ceux qui cherchent à allier spiritualité et action sociale. MKB/ASB/BK/HK Provided by SyndiGate Media Inc. ( Syndigate.info

15/03/2026

Laïlatou-Kadr Nuit du Destin Côte d’Ivoire jour férié Ramadan Nuit du destin : le lundi 16 mars déclaré férié en Côte d’Ivoire Article de Gary SLM La Nuit du destin, la Laïlatou-Kadr, sera célébrée en Côte d’Ivoire le dimanche. Le lundi 16 mars 2026 est donc un jour chômé, d’après une décision du gouvernement ivoirien. Pour la Nuit du destin, le lundi 16 mars décrété jour chômé payé C’est à travers un communiqué du ministère de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle que le lundi 16 mars 2026 a été décrété jour chômé et payé par le gouvernement de Côte d’Ivoire. Ce jour arrive au lendemain de la Laïlatou-Kadr qui sera célébrée demain dimanche par les musulmans. Cette disposition du gouvernement ivoirien s’appuie sur l’article 2 du décret n°96-205 du 7 mars 1996 qui décide des jours fériés en Côte d’Ivoire. Cet article repose sur la disposition modifiée qui, elle, date du 4 novembre 2011, numérotée 2011-371. Lire aussi : Nuit du Destin : Jeudi 28 avril est jour férié en Côte d’Ivoire Tous les ans, les fidèles musulmans, grâce à cette disposition, rallongent leur moment de recueillement et de prière dans ce mois spirituel du calendrier islamique. Par cette décision, la Côte d’Ivoire affirme son attachement au respect des traditions religieuses qui favorisent le vivre-ensemble. Ramadan : pourquoi la Nuit du destin est une des nuits les plus sacrées L’importance de la Laïlatou-Kadr, aussi appelée la Nuit du destin, vient du fait qu’elle correspond à la révélation des premiers versets du Coran, livre saint du prophète Mahomet. Sa particularité est qu’elle intervient une des nuits impaires de la dernière dizaine de jours restants avant la fin du Ramadan, donc dimanche 15 mars 2026. Cette nuit est sacrée pour les croyants musulmans qui, durant le mois de Ramadan, multiplient les actes de dévotion. C’est une des périodes lors desquelles les mosquées en Côte d’Ivoire sont ouvertes jusque tard dans la nuit. Ainsi, les mosquées peuvent accueillir jusqu’à des heures tardives les musulmans qui participent aux prières collectives. La Nuit du destin est un moment privilégié pour la prière, pour recueillir les bénédictions spirituelles mais aussi pour les fidèles de se repentir afin de bénéficier du pardon de leurs péchés. La Côte d’Ivoire respecte la tradition musulmane Comme plusieurs pays en Afrique qui reconnaissent les différentes religions, la Côte d’Ivoire respecte ces moments privilégiés des croyants. C’est l’occasion où les autorités permettent, sans arrêté particulier, les rassemblements religieux dans et autour des mosquées. Parfois, les fidèles ont le droit de barrer certaines ruelles des villes pour la prière. Le fait de décréter un jour férié au lendemain de la Nuit du destin est dans la logique de permettre aux croyants d’aller au bout de leurs pratiques religieuses sans la pression du travail. Comme la religion musulmane, la religion chrétienne bénéficie elle aussi des mêmes avantages à des moments clés. Ces dispositions favorisent la coexistence entre les communautés.